24-25 avril 2010

« L’autonomie veut dire que l’on n’attend plus d’être découvert, mais que l’on prend l’initiative pour son propre travail afin de le confronter à l’extérieur.»
(Holger Kube Ventura, curateur et historien d’art)
Afin de souligner l’importance de la production artistique indépendante, plus d’une vingtaine d’espaces d’art (galeries et espaces d’art indépendants, ateliers, lieux autogérés et collectifs d’artistes) ont imaginé un parcours de 24 heures qui, de quartier en quartier, permettra au public de découvrir (ou redécouvrir) ses différentes structures, véritable terreau de la culture locale.
Cette manifestation a ainsi été baptisée Nycthémère, terme d’origine grecque qui désigne une durée de vingt-quatre heures en tant qu’unité physiologique de temps. Elle se déroulera du samedi 24 avril à 10h00 au dimanche 25 avril à 10h00.
Suivant un parcours détaillé, chaque lieu ouvrira ses portes à un horaire précis et pour un temps donné, fermant en dehors de sa grille horaire pour inviter le public à voyager d’un espace à l’autre.
Au cours de ces 24 heures, le public découvrira les accrochages des divers espaces d’exposition et les œuvres en cours dans certains ateliers. De plus, chaque lieu proposera spécialement pour Nychtémère une intervention originale sous forme de performance, de projection, de lecture, d’exposition ou encore de concert.
Cette proposition permettra aux visiteurs les plus endurants de vivre une expérience intense et unique, un marathon artistique de 24 heures. Les visiteurs moins téméraires pourront bien entendu prendre le parcours en cours de route et suivre à leur guise une ou plusieurs parties du circuit. Le public pourra se sustenter tout au long de cette journée au cours de laquelle lui seront offert brunch, apéro, repas de midi, goûter et repas du soir.
Nycthémère est le premier événement culturel commun des espaces d’art indépendants actifs sur la scène genevoise. Porteurs de diversité, ces espaces sont des laboratoires de création et de diffusion. Structures de recherches, d’échanges et de savoirs, ils créent un véritable tissu culturel et artistique vivant en constante évolution malgré leur forme souvent provisoire, leur sort incertain et leur financement rudimentaire.
Ces lieux sont des éléments fondamentaux pour le dynamisme culturel d’une ville comme Genève.